Transylvanie, souvenirs d'été

En août 2015, nous retrouvons MF et Anne à Cluj au nord de la Transylvanie.

 

De Bucarest à Cluj, au nord de la Transylvanie, la route est longue dans les Carpates. Le car s'arrête au bord de la route, là où les passagers l'attendent ou veulent descendre. L'air y est pur et frais comme nul par ailleurs.

 

Cluj, ville jeune et souriante, aux façades multicolores et à l'architecture métissée. Tuiles rouges, frange-fouillis de fils électriques du trolley. La pension Siago où nous logeons, est une belle demeure à deux pas du vieux centre. Sur la « Piata Muzeului », place rectangulaire à laquelle on accède par un dédale de jolie ruelles étroites, les terrasses sont le nid des hipsters et il règne dans l'air, un parfum d'insouciance.

 

 

C'est peut-être, tout simplement, l'é-t-é ?

 

 

On va dîner dans la cour du Café Bulgakov, mur de brique, table de bois où s'amasse une clientèle roumano-hongroise effervescente. Quelques rues plus loin, on retrouve Laura une vieille amie de Vlad pour boire un dernier verre. Elle est volontaire dans une asso qui travaille auprès des enfants défavorisés et toute son équipe s'est réunie là, après une séance de photo en plein air avec les jeunes. Le lendemain, nous partons à l'aventure dans les gorges de Turda à quelques kilomètres de Cluj. On prend le bus jusqu'à la petite ville de Turda, on passe par son marché pour acheter de quoi pique-niquer et on prend un taxi jusqu'au site.

 

Cluj Sibiu

Les gorges de Turda, Piata Mica à Sibiu, structure de Ioana au Festival Airfield, lucarne à Sibiu,

Théâtre National Lucian Blaga à Cluj, Le pont des Mensonges à Sibiu, Village des maisons de Sibiu

 

On reprend la route vers Sibiu, ville-coup de foudre, ville d'amour...On s'installe là où nous étions déjà venus avec nos amis Ioana et Bob, à la pension du Pont des Mensonges, située juste sous ce célèbre pont en fer forgé. J'ai envie de pérégriner sans fin dans ces ruelles, faire le tour de sa Place Mica et de sa Place Mare, rénovées en 2008 alors que Sibiu était la capitale européenne de la culture. On part aussi à la découverte de Rasinari, gros bourg vivant. On se balade entre les belles maisons oranges, jaunes, rouges, on visite son église orthodoxe si fleurie. On grimpe un chemin de terre, des enfants jouent avec un chiot au bord de la rivière. Une vieille dame, un fichu sur la tête, nous lance une amicale bénédiction : « Que votre vie soit longue ! », une expression qui sert aussi de salutation à la campagne.

 

Le soir, sous une pluie torrentielle, on se rend à l'aérodrome Magura pour le festival d'aéro-musique Airfield. Ioana Mica, une amie artiste bucarestoise, y a installé de larges structures design en voile de toute les couleurs. On profite d'un programme d'enfer en abusant de l'orange Apérol : notamment le groupe jamaïcain Skatalities et la fanfare roumaine Ciocarlia, musique traditionnelle balkanique aux rythmes endiablés. Le lendemain, on visite le « musée du village » de Sibiu, des maisons traditionnelles, moulins, machines, bateaux anciens ont été déplacés dans un gigantesque parc vert où il fait bon de se promener.

 

De retour dans Le Petit Paris, comme on appelait la capitale roumaine des années folles, on laisse MF et Anne au Novotel situé dans l'élégante avenue Calea Victoriei, juste derrière le charmant parc Cismigiu. Le lendemain, Mariana et Lucian, la tante et l'oncle de Vlad nous invitent à un dîner amitié. La table croule sous les petites merveilles de la gatronomie roumaine : saucisses fumées, fromage feta, tapenade d'aubergine, poivrons farcis et « zakusca » sauce de petites légumes à tartiner mijotée au feu de bois...  

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