Escapade à Pondichéry

En décembre 2014, Vlad et moi, nous partons découvrir la région du Tamil Nadu au sud-est de l’Inde. On atterrit à Tiruchirappalli (Trichy) où on passe Noël puis, direction Pondichéry à 200km. On s’arrête à Thanjavur pour visiter palais royal et temple du 10e siècle.

 

Pondichéry, le fructueux comptoir de la Compagnie des Indes fondé en 1676. Evidemment après notre séjour dans la bouillonnante Trichy, Pondi ressemble à un petit coin de paradis.

Florilège de villas coloniales aux jardins luxuriants où les cafés viennent se nicher dans leurs cours ou sur leurs toits. Façades moutarde, café-crème, vert d'eau ou bordeaux. Boutiques chics où trouver à prix d'or le meilleur de l'artisanat indien : cotons, sculptures, bijoux... Et puis, ses nombreux restos où goûter une cuisine métissée.

Dans la Ville Blanche, clins d'œil laissés par trois siècles de présence française, outre ces touristes venus de l'Hexagone, képi rouge des gendarmes, panneaux de rue en bilingue français-tamoul, la bibliothèque Romain Rolland, le café Flore de l'Alliance Française installé dans un mignon jardin... C'est en 1956 que la France de De Gaulle liquida tout.

 

Les familles indiennes, elles, préfèrent se promener sur le front de mer. L'air y est frais et les amoureux profitent du spectacle des grises vagues monstres de la Baie de Bengal. A la nuit tombée, les petits vendeurs de barbe à papa portent sur leurs épaules mille petits sachets rose fluo.

 Pondichery-Inde

Avec le vieux bus cabossé de l'office du tourisme, on se rend à Auroville, communauté internationale et idéalistique créée en 1968 par Mirra Alfassa, surnommée la Mère. Globe d'or brillant que l'on ne peut qu'admirer de loin ou sur RDV, constraste avec le rouge de la terre argileuse et le vert cru des jardins environnants. C'est le Matrimandir, un temple dedié à des croyances New Age.

Auroville, ainsi présenté par la Mère en 1972 : un endroit qui n'appartiendrait à aucune nation où les êtres de bonne volonté pourraient vivre librement comme des citoyens du monde.

Une bonne idée, mais pour nous, ce sera seulement de loin...

Sur la route du retour, le bus nous arrête au temple de Hanumân (le dieu singe), chapeauté d'une haute tour blanche sculptée de mille dieux. Ce temple abrite une statue gigantesque d'Hanumân. On y entre après avoir retiré ses tongues, pour recevoir la bénédiction des prêtres entourés de nombreux pélerins : femmes vêtues de rouge. A l'extérieur, des cars décorés les attendent. 

On réveillonne dans un restau chic en compagnie de musiciens de jazz, un couple indo-infro ! Ambiance de folie dans les rues, feux d'artifices dans toutes les directions. L'accès à la ville blanche est bloqué aux véhicules.

Quitter Pondy à regret, villas et jardins mais surtout ses extraordinaires restos végétariens...

 

Lisez aussi le récit de notre réveillon de Noël à Trichy

 

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