Transylvanie

Des routes cabossées

de charrettes aux chevaux fiers

décorés de pompons rouges

paysans à moitié endormis

un couple d’amoureux passent

une famille tzigane hilare

ma soeur, accrochée au volant

zigzague.

 

 

Mystiques villages saxons

rangée de maisons

de toutes les couleurs :

bleu nuit, rose pastel, vert

chemin de terre

les puits, les pompes

devant le magasin, bancs de bois

où boire quelques bières

avant que la nuit tombe.

 

Les villageoises

traînent derrière elles

un grand pot d’étain

jusqu’à la laiterie.

 

Soudain le défilé des animaux

qui rentrent, seuls, à la maison.

Ils connaissent le chemin.

Les chèvres, puis les vaches,

et enfin les chevaux,

s’arrêtent à la fontaine

et passent les portes entrouvertes.

 

De villages en villages,

citadelles accrochées aux flancs des collines

églises fortifiés aux façades de blanc et de bois

chênes centenaires

hautes croix de bois au carrefour.

Les auto-stoppeuses, un foulard sur la tête,

patientes.

 

A perte de vue,

les champs secs et vallonnés.

C’est l’été

et tout semble immobile,

immuable.

 

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